Archive pour octobre 2008

Microscope LCD Usb

Lundi 27 octobre 2008

Je viens de recevoir mon nouveau Microscope.
Il s’agit d’un modèle à écran LCD avec interface usb pour retransmettre les photos et les vidéos sur le pc. Un microscope sans oculaires oui ! C’est la nouvelle génération de ses appareils.
Le produit est vendu chez LIDL sous la marque BRESSER.

Voici les caractéristiques de l’appareil :

  • Objectifs – 4x, 10x, et 40 x
  • Grossissements x 40 à 400 – jusqu’à 1600 x avec le zoom Digital de 1 à 4 fois
  • Caméra intégrée – 2 Mega Pixel
  • Ecran 3.5″ LCD
  • LEDs épiscopique et diascopique
  • 128MB de mémoire interne + slot
  • SD Card
  • Platine XY : 88mm x 88mm
  • Filtre couleur six positions, cable USB, adaptateur secteur 5 volts
  • Sacoche de transport, poids 1446g
  • 5 lames préparées + 10 lames et lamelles
Le microscope LCD

Le microscope LCD

Notice

Notice

Résultat :

Oeil d'une drosophile

Oeil d'une drosophile

Antenne

Antenne de Messor barbarus

Achat de graines sauvages

Mardi 21 octobre 2008

Aujourd’hui j’ai fais un achat sur un site de vente de graines pour tortues.
Ces graines sont à l’origine prévu pour être plantées dans un jardin, pour que les tortues puissent se nourrir des plantes qui y pousseront. Elles ne sont pas consommées dans l’état.

Cet achat test me permettra de connaitre les préférences de mes fourmis et ainsi de mieux adapter leur alimentation.
Par expérience je sais déjà que les Messor barbarus adorent les graines d’Alpiste il n’y avait qu’à regarder les réserves :

Reserves de graines

Réserves de graines

On trouve notamment ses graines dans les mélanges pour oiseaux. Toutefois beaucoup d’éleveurs indiquent que les Messor barbarus raffolent des graines sauvages, comme par exemple les graines de pissenlit.

Le mélange de graines que j’ai pris contient notamment (Photos trouvées sur Google Image de différents auteurs) :

  • Des graines de Trèfle Incarnat
    Trefle incarnat
  • Des graines de Trèfle blanc
    Trèfle blanc
  • Des graines de Luzerne
  • Des graines de Sainfoin
  • Des graines de Mache
  • Des graines de Chicorée sauvage
    d
  • Des graines de Pissenlits sauvages (Conseillées notamment pour les jeunes colonies)
    d
  • Des graines de Vesce commune
    s
  • Et des graines de Picris fausse épervière

Je testerai ces graines dés leur réception, nous verrons donc si elles rencontrent bien un meilleur succès que les graines dites « classiques ».

Pour ceux que cela intéresse, d’autres graines sont distribuées dans les colonies d’autres éleveurs de Messor barbarus, voici un tableau bien détaillé disponible sur un forum spécialisé.

Vous étes vous déjà posé la question suivante ?

Comment les Messor barbarus peuvent-elles s’alimenter avec des graines sèches et dures alors que leur appareil buccal est surtout adapté au léchage de liquides sucrés ou de substances molles ?
Voici une petite vidéo (Source : Cerimes)qui démontre comment les Messor sp (Içi les Messor capitatus très proche de nos protégées les Messor barbarus) ont su adapter leur mécanisme de digestion à la particularité des graines. Télécharger la vidéo

Toutes les fourmis se sont évadées

Lundi 20 octobre 2008

En revenant du boulot, un incident c’est produit.
Le pire c’est que c’est de ma faute ! Ce n’est pas un coup du sort ni même causé par le hasard.
Je faisais un tour dans ma pièce à fourmis et que vois-je ? la vitre du nid de la colonie n°2, tombée !

Sous la pression de la chaleur, l’un des élastiques retenant la vitre a cédé. Pourtant la chaleur dégagée par la lampe est infime (à peine 25°).
La totalité des fourmis c’est évadée, il ne restait plus rien dans le nid… Même les graines avaient disparues.
En regardant sous mes autres nids j’ai rapidement retrouvé la gyne et quelques ouvrières.
Les déplacer a été très risqué, ma pince peux très facilement leur casser une patte ou leur broyer la tête.

Résultat des courses, j’ai ramassé des fourmis pendant 3 heures ! plus de la moité de la colonie a été dévoré soit par les araignées, soit ensevelis dans les poils de mon chien (Mon labrador fait réguliérement des mues) ou tué tout simplement par mes autres colonies.
C’est une véritable hécatombe, un an de travail réduit à presque rien.
Je ferai les comptes demain de ce qui reste mais c’est triste à voir ! J’ai aussi pris la décision de passer la colonie en diapause histoire qu’elle se remette de cet incident

De la gyne à la colonie

Vendredi 17 octobre 2008

Je profite de la diapause d’une de mes colonies et du ralentissement de l’autre pour vous présenter comment en début d’année j’ai démarré mes deux colonies.
J’avais déjà détaillé la procédure sur le forum de Belgant, mais je voulais revenir avec vous sur cela.

Pour commencer j’ai du concevoir une couveuse.
Je me suis donc servis d’un tapis chauffant 7 w, d’un aquarium, de sable et d’un couvercle.

Cette couveuse d’apparence simple doit pourtant respecter certains critères.

  1. Veillez à bien isoler la couveuse, le tapis chauffant vous permettra de gagner 3° avec un minimum d’isolation. Sachez que pour un bon développement la température doit dépasser les 21° !
  2. N’hésitez pas à couvrir votre couveuse de matériaux transparent pour laisser passer la lumière.
    Votre gyne sera habituée à la luminosité et il vous sera plus simple de l’observer. De plus le photopériodisme a un rôle prépondérant sur le développement de cette espèce.
  3. Les tubes doivent tous être penchés de manière à faire couler la condensation en direction du coton et éviter les noyades par exemple. Pour cela servez-vous du sable pour faire une pente d’environ 15°.
  4. Montez votre couveuse sur des patins anti-vibrations, et placez la sur un meuble stable. Car les vibrations stresseront la colonie et influencera sa croissance.

Une fois la couveuse imaginée et mis en place, j’ai du préparer les tubes.
Cette étape ne doit pas être négligée car chaque tube abritera une gyne pendant environ 5 mois, et donc pour cela :

  1. Il est préférable d’utiliser ceux d’un surface de 16X160 mm.
  2. Le tube doit être remplis à 1/3 d’eau, cela vous permettra d’assurer l’autonomie en eau jusqu’à la migration de la fondation, dans un nid.
  3. Pour fermer le tube, utilisez de préference un morceau de coton bien tassé ou un bouchon de liège, car d’une pars ceux-ci évitent toute évasion et d’autre pars ils absorbent parfaitement la condensation.
  4. Le coton entre la gyne et la réserve d’eau doit être de taille importante pour laisser passer un minimum d’air humide et cantonner la gyne à un espace restreint (moins elle bouge, moins elle risque de se blesser et moins elle sera fatigué).
  5. N’hésitez pas à faire un minuscule trou sur votre bouchon, pour faciliter le renouvèlement de l’air et diminuer la condensation. Car en effet votre principale problème sera d’obtenir une condensation nulle tout en ayant une hygrométrie importante dans le tube. Car en effet, je reste persuadé que les Messor barbarus ont besoin d’une hygrométrie importante, proche des 80% et qu’il s’agit d’une des clés de la réussite de l’espèce.

Un aperçu mes tubes à cette époque :

Une des gynes de Messor barbarus

Une des gynes de Messor barbarus

Une autre photo

Elevage de drosophiles vestigiales

Jeudi 16 octobre 2008

La drosophile (Drosophila melagogaster) est un insecte diptère connu sous le nom de mouche du vinaigre.
Cette petite mouche de 3 à 4 mm de longueur s’élève très facilement et connait un très gros succès parmi les éleveurs de fourmis. Pourquoi me direz-vous ?

  1. C’est un animal prolifique, une seule femelle peut pondre jusqu’à 300 oeufs.
  2. Développement très rapide ! avec des conditions idéales une drosophile née en 15 jours seulement.
  3. Les drosophiles vestigiales ne volent pas
  4. L’élevage est simple et à la portée de tous financièrement.
  5. Elles sont inoffensive pour nos colonies
  6. Leurs petites tailles permet de bien doser l’alimentation

En ce qui me concerne, j’en donne surtout à mes Messor barbarus car les proies sont facile à attraper et qu’elles en raffolent. C’est pour moi l’élevage parallèle le plus simple !

L’élevage

L’élevage se fait sur un milieu artificiel, dans une demi bouteille d’eau fermée à l’aide d’un morceau de gaze.

Recettes pour concevoir son milieu

Le milieu nutritif permet la nutrition des mouches, accueil les œufs résultant de la ponte et assure le développement les larves. Afin d’éviter l’engluement, celui-ci doit être solide et humide.

Voici une recette que j’ai utilisé pendant longtemps et qui à fait ses preuves :

  • Flocon à purée de pomme de terre
  • Vinaigre ou vin blanc
  • Poudre de lait pour bébé
  • Eau minérale

J’utilise maintenant cette recette :

  • 750 ml d’eau minérale
  • 5 gr d’agar agar
  • 30 gr de farine
  • 5 cuillères de lait pour bébé
  • deux cuillères à soupe de vinaigre ou de vin

Conceptions

Ce tutoriel reprend uniquement les élements de la seconde recette

  1. Dans une casserole mélangez les aliments et porter à ébullition :

    Casserole contenant le milieu

    Casserole contenant le milieu

  2. Pendant la préparation de votre milieu rassemblez les élements suivant :

    Une demi bouteille d'eau, des élastiques, des carrés de gaze et un support pour les imagos

    Plusieurs demi-bouteilles, des élastiques, des carrés de gazes et des supports pour les larves

  3. On remplis les bouteilles avec la préparation pour le milieu et on met ensuite deux heures au frigo :

    Mise en place du milieu

    Mise en place du milieu

  4. Une fois le milieu solide, on plante les supports nécessaires à la transformation des larves

    Supports pour les larves plantés

    Supports pour les larves plantés

  5. Ensuite on y installe une 20ene de drosophiles et on ferme les demi-bouteilles à l’aide de la gaze et des élastiques :

    C'est terminé !

    C'est terminé !

Conditions d’élevages

La température d’élevage doit être comprise entre 18 et 28°.
En dessous de cette température, le développement en est très ralentit, au dessus des lésions ont été constatés et un problème de fécondité peux se produire.

Comment se procurer des drosophiles

Vous pouvez en acheter chez un professionnel, sur des forums ou tout simplement en me contactant.
Vous pouvez également capturer une souche sauvage (mais qui aura la capacité de voler) en déposant un fruit mure sur un rebord de fenêtre par exemple.
Élever une souche sauvage plutôt qu’une souche de laboratoire, apporte quelques avantages :
- Un meilleur développement
- Une faible sensibilité aux parasites et aux moisissures.
Toutefois le fait que ces drosophiles volent enlèvent tout intérêt à son élevage pour nourrir des fourmis.

Quelques jours avant l’hivernage

Samedi 11 octobre 2008

Malgré la température aux alentours de 23°, la diminution du couvain continue. Cela rejoins donc le témoignage d’un bon nombre de personnes qui pense que le facteur de régulation du couvain est le photopériodisme.
Car en effet à cette période de l’année, le soleil se couche vers 18h et se lève très tard le matin alors qu’au printemps et en été, périodes fastes chez cette espèce, les jours sont beaucoup plus long.
Ici vous pouvez constater ce qui reste du couvain :

Couvain actuel

Couvain actuel

On peux d’ailleurs constater qu’une larve est particulièrement développée, je pense qu’elle donnera naissance à un Major. Nous verrons si celui-ci sera plus gros que notre cador actuel.

Le plus gros Major

Le plus gros Major

En observant le couvain, j’ai également pu constater un comportement étrange que j’ai du mal à qualifier.
Cela ressemble fortement à une Trophalaxie, mais ce comportement n’existe pas chez l’espèce car les Messor barbarus n’utilisent pas leur jabot social. Je pense en revanche, sans rien assurer, qu’il s’agit d’une sorte de Toilettage social :

Changement de température

Dimanche 5 octobre 2008

Avec l’arrivé de l’hiver, le froid s’installe sérieusement chez moi !
J’ai donc entrepris de chauffer un seul nid sur les deux pour tenter une petite expérience.
Après trois semaines voici les résultats :

  • La colonie 1 n’occupe plus la totalité de la surface du nid, les ouvrières et la gyne se sont rassemblées dans les deux chambres les plus basses du bloc de Béton Céllulaire et rare sont celles qui se baladent dans l’air de chasse !
    En ce qui concerne le couvain, la totalité des nymphes sont morte, éliminées par les ouvrières,  c’est un comportement normal retrouvé chez presque la totalité des espèces que se préparent à la diapause, seules restent les oeufs et les larves…
    La température dans la chambre avoisine les 15-16°, ce qui me laisse penser qu’elles sont entrées en diapause.
    Rappelons le, Messor barbarus est une espèce endogène-hétérodynamiques ce qui signifie que la diapause est obligatoire et qu’elle se produit tôt ou tard quelques soit les circonstances environnementales. La température et la photopériode peuvent avancer ou retard la diapause.

    Résultat sur la colonie n°1

    Résultat sur la colonie n°1

  • En ce qui concerne la colonie n°2, celle-ci a encore grandi, je compte actuellement 170 ouvriéres !
    Elles sont chauffées à l’aide d’une lampe de bureau, ce qui permet de maintenir la colonie à environ 22°
    Elle se nourrit normalement, et est très friande en insectes.
    A titre d’exemple, c’est un jour 2 pinkies, un autre 15 drosophiles… Et cela sans compter les graines qui sont également consommées dans la journée !
    Le nettoyage de l’air de chasse devient de plus en plus régulier pour éviter les parasites…
    Contrairement à l’autre colonie, celle-ci occupe la totalité du nid et est très active. Comme nous pouvons le voir, la chambre de la gyne n’est que très peu remplis et il en va de même pour les autres chambres, sauf celles directement en contact avec la chaleur.

    Chambre de la gyne