Archive pour juin 2009

Déménagement de la colonie !

Lundi 15 juin 2009

J’ai terminé le déménagement dans le nouveau nid.
Car après le test de cette nuit, seul deux soucis ont été découvert :

  1. Le premier est un problème lié à la vitre mal fixé.
  2. Le second est une hygrométrie trop élevée du au nettoyage du nid

Mais ces soucis n’ont que retardé l’emménagement.
Celui-ci fut impressionnant et rapide

Début du déménagement

Début du déménagement

La majorité des ouvrières sont parties dans le module le plus sec et le moins chaud (module de droite). Je pense que l »hygrométrie est le facteur le plus important qui determine ou ira se loger la colonie.

Entrée du Module de droite

Entrée du Module de droite

Alors que la colonie a presque terminé son déménagement, les graines, elles sont toujours dans l’air de chasse. Celles-ci sont toujours déménagées lorsqu’il n’y a plus rien d’urgent à faire.

L'Air de chasse

L'Air de chasse

Voici une chambre du module de droite, une fois le déménagement achevé.

Une chambre du module le plus sec

Une chambre du module le plus sec

Premier grand nid en bc

Dimanche 14 juin 2009

Je viens de terminer le nouveau nid pour la colonie n°1 de Messor barbarus
J’ai bien mis 5h à le faire celui-ci ! Il peux accueillir trois fois plus de fourmis que l’ancien et est plus sécurisé, je pense que la diffusion de l’hygrométrie sera également meilleur que dans l’ancien nid ou il était fréquent que les fourmis déserte le bas du nid lorsque j’avais la main lourde sur l’eau.

Le nouveau nid fait 25/70 cm ! la profondeur des chambres et de 2 cm.
Il est complètement recouvert de latex pour permettre une plus grande autonomie en eau, il permet également au nid d’être moins poussiéreux.
Pour la diffusion de l’eau, j’utilise un système de « rivières souterraines ». Le principe est simple, l’eau que vous versez dans le réservoir, va se rependre via un tunnel sous les chambres du nid et ainsi augmenter l’hygrométrie dans celles-ci.
Pour le déménagement ou pour l’ajout d’annexe, un tuyau est connecté à l’air de chasse.
Les vitres sont en acrylique pour permettre une transparence parfaite.
L’air de chasse est une boite d’Haribo.
Coté sécurité, il y a 2,5cm minimum entre les chambres et les bords du nid (Il y a de la marge avant une évasion !).

De face

De face

De coté

De coté

Nouveau et ancien nid

Nouveau et ancien nid

Le nid va être un véritable changement et va permettre à la colonie de prospérer de nouveau ! en effet la différence de taille est bien visible, d’autant plus que l’ancien nid est dans une faunabox pour éviter les évasions depuis qu’elles l’ont creusé.
En plus je ne pouvais plus alimenter le nid en eau vu qu’elles sont toutes dans le réservoir :

Le réservoir

Le réservoir

Le réservoir

Le réservoir

Pour le moment le nid ne contient que 8 ouvrières, elles permettront de tester le nid avant le déménagement.

Besoins en eau des barbarus

Mercredi 10 juin 2009

Les Messor barbarus sont capable de capter l’eau présente dans l’air, elles peuvent très bien s’en contenter, mais il est très bénéfique d’ajouter un point d’eau qui permettra une alimentation directe !
La salivation (étape de fabrication du pain à fourmis) est très consommatrice en eau, le point d’eau est donc un excellent apport à la colonie.

Les effets de l'eau

Les effets de l'eau

Regroupement important autour de l'eau

Même les majors s'y collent

Edit 13/06/2009
Ne jamais mettre de coton dans ce type d’ADC, j’ai eut ensuite une évasion d’une centaine d’ouvrières, celles-ci avaient crée un pont à l’aide du coton en moins de trois jours  !

Pourquoi utiliser un point d’eau et garder un nid quasi sec ?

  1. Cela permet aux ouvrières de stocker plus facilement leurs graines, en effet un nid trop humide n’est pas compatible avec les graines qui risque de pourrir/germer ou de se retrouver dans l’air de chasse.
  2. Sans avoir de preuve je peux également affirmer que l’excés d’humidité dans un nid, entraine une mortalité plus importante. Lorsque j’asséchais partiellement mes deux nids, j’ai pu remarquer que le nombre de morte diminuait significativement.

Doit-on enlever la réserve d’eau ?

Non ! Elles en ont besoin pour la salivation, pour ramolir les graines et pour faciliter la nymphose.
La gyne de plus n’ira pas s’abreuver dans l’air de chasse et les ouvrières ne pratiquent pas de trophalaxies, ni de pseudo-trophalaxies.
Mis à pars via leur pain à fourmis, elles sont incapable de ramener de l’eau dans le nid.
Un nid humide sur 20% de sa surface habitable est largement suffisant.

Percée dans un nid

Samedi 6 juin 2009

La colonie n°1 a finie par y arriver !
Ça faisait 1 mois que je voyais qu’elles commençaient a être à l’étroit !
Elles ont percé à trois endroits :

  • Sous l’air de chasse
  • Dans la réserve d’eau
  • Et dans une chambre

Et tout ça en une nuit !
Cela montre bien qu’il y a une sorte d’intelligence collective.
Je ne suis pas expert en la matière mais il y a quelque chose qui les pousse à agir en groupe ! par étape et à un moment stratégique pour garantir la prospérité de la colonie.
Regardez l’état de la réserve d’eau :

L'état de la réserve

L'état de la réserve

Résultat de cette évasion, une cinquantaine de mortes dans la poussiére et les toiles d’araignées. J’ai récupéré ce que j’ai pu mais elles sont toujours nombreuse ! une colonie de Messor barbarus ne quitte pas si facilement un nid ou elle a passé plusieurs mois. Il lui faut quelques heures pour ça, je me demande donc si je ne suis pas arrivé une ou deux heures après que la brèche c’est ouverte.
En attendant la conception d’un nouveau nid, je les ai mis dans un aquarium en plastique, on y voit d’ailleurs très clairement la seconde brèche :

La bréche !

La bréche !

Si je dois décrire un déménagement de Messor barbarus (En faisant le bilan des trois expériences que j’ai vécu), je dirai qu’il ce déroule en plusieurs étapes :

  1. Des éclaireuses cherchent un endroit ou déménager (ou à annexer), ici il s’agit de la réserve d’eau !
  2. Ensuite elles commencent l’aménagement du nouveau lieu (Découverte, nettoyage et remplissage)
  3. Une fois qu’il y a suffisamment de place, elles commencent par déménager les graines
  4. Et enfin c’est au tour de la gyne et du couvain

Petit point positif c’est qu’en deux heures elles ont complètement nettoyé la réserve d’eau, j’ai retrouvé un mont de poussières dans l’aquarium en plastique.
Les colonies de plus de 100 ouvrières sont extrêmement propre je trouve !
Sur la photo n°1, on voit ce qu’elles n’ont pas encore transporté au fond de l’aquarium.
J’ai également compris qu’il était temps que je conçoive un nouveau nid, plus grand ! et dans un autre type de matériaux. Je vous montrerai celui-ci dans le prochain billet !