Diapause 2009 et état des colonies
Dimanche 8 novembre 2009La diapause commence depuis une semaine chez nos trois colonies.
En effet, j’ai pris la décision de continuer cette pratique, même si quelques éleveurs ne sont pas certains qu’elle soit nécessaire chez cette espèce méditerranéenne.
Comme vous le savez, Messor barbarus est native d’Afrique du nord, certains avancent que la bas, l’espèce ne diapause tout simplement pas, de plus le fait qu’elle conserve une certaine activité en dessous de 15° et qu’elle remplis toute l’année d’immenses greniers laisserait penser que l’espèce n’a pas besoin d’hiverner.
Je pense de mon coté, que si cette espèce diminue son couvain chaque année c’est qu’il y a une préparation à une diapause ou tout au moins un ralentissement hivernal. J’ajoute que j’aime respecter le cycle de la nature et que je ne m’amuserai pas à effectuer ces tests par précaution. Le risque de perdre sa colonie en testant est bien trop grand pour tenter quoi que ce soit (Si personne ne test, on tourne en rond vous me direz).
Et enfin je ne pense pas que le gain soit véritablement important. Le peu de tests qu’il y a eut, ont prouvé que les colonies qui ont effectué une diapause n’ont pas un développement ralentit (sur l’année) par rapport à celles qui n’en ont pas fait.
Vous même si vous ne dormez pas une nuit, le lendemain vous travaillez moins vite et cela le temps de récupérer.
Pourquoi l’ai-je commencer maintenant ?
C’est simple, la colonie la moins chauffée, la n°2 n’avait presque plus de nymphe et le couvain de la colonie n°1 et 3 commençait à diminuer. Je me suis dis que c’était le bon moment pour diminuer la température.
La période de diapause étant un moment rarement événementiel, ajouté au fait que j’entame un déménagement, je ne posterai pas ou très peu de nouvelles des colonies avant la fin de cette période.
Voici un petit état de chaque colonie :
La colonie n°1 :
On peux également remarquer qu’après l’ajout du nouveau module, les ouvrières ont complètement aménagé la surface.
On ne peux que constater leur coté bâtisseuse, regardez comment elles ont utilisé l’abreuvoir pour concevoir une grotte :
Tout a été transporté grain par grain jusqu’à ce qu’on voit le plexi du sol de l’air de chasse.
Vous remarquerez à droite de la photo de drôles de taches noires. Ce sont les déchets et les excréments des Messor barbarus qu’elles enfouissent dans le sol pour que ceux-ci soient dégradés.
La colonie n°2 :
C’est la colonie la plus compacte ! elle tient dans deux nids fourmis.fr.
Elles disposent de moins de major que la colonie n°1 mais l’évolution du nombre d’individus a été identique cette année.
On remarque que tout le monde est parti dormir dans cette colonie !
Petit détail que je remarque chez toutes mes colonies de Messor barbarus, elles font des monts de déchets énormes qui peuvent servir à s’échapper ! Ces monts sont presque toujours contre un mur de l’air de chasse et peuvent devenir très dangereux si ils ne sont pas évacués. A titre d’exemple, lorsqu’une brèche est détectée, on peux retrouver rapidement en moins d’une heure la moitié de la colonie hors du nid.
La colonie n°3 :
Toujours en activité, malgré les 15 ° ! Elles ne forment pas encore de masse compact et sont encore bien présente dans l’air de chasse, mais l’activité diminue petit à petit.
Les nouvelles, les gynes n°4 et 5 :
Elles sont issue d’un essaimage récent et seront présente sur le blog jusqu’à ce qu’elles atteignent environ 50 – 100 ouvrières.
Ensuite elles partiront en don.
Celles-ci hivernent avec les autres colonies mais sachez que ce n’est pas du tout obligatoire !
En effet, ici je respecte le cycle de la nature, toutefois seule une partie du couvain a besoin d’hiverner, les imagos peuvent s’en passer.











