La colonie n°1 est morte !

Très peu de news sur le blog depuis quelques temps.
J’ai pas mal lutté pour la survie de ma colonie n°1 mais malgré tout la mortalité était de plus en plus élevée comme en témoigne ces photos prisent à des périodes différentes :

Un tas de morte

Ce que j'ai fini par ramasser chaque semaine

Le cimetière de la colonie n°1

Le cimetière

La gyne est morte il y a quelques jours laissant derrière elle un important couvain.
La colonie devait rassembler à l’origine (au vu du nombre de mortes) environ 5000 individus, j’avais bien sous-estimé leur nombre me direz-vous.
Je l’ai pourtant changé de nid plusieurs fois, changer la fréquence de remplissage du réservoir, la nourriture, l’anti-évasion…

Je ne suis hélas pas le seul dans ce cas, plusieurs éleveurs sont dans ma situation pour cette espèce. Une croissance accélérée sur plusieurs années suivis d’un déclin rapide.
Une chose aurait du me mettre la puce à l’oreille ! Les évasions !
J’ai eut plus d’évasions au cours d’un mois que sur deux ans…
Si la colonie creuse le BC et qu’elle s’évade régulièrement, c’est qu’il y a un soucis. Ici j’ai cassé un peu le nid pour qu’on voit la taille des galeries, ce n’est pas des galeries faites rapidement, mais bien des galeries larges et profondes qui traduisent un malaise. On pourrait presque croire qu’elles ont préparé minutieusement leur évasion au vu de la taille des galeries, des multiples sorties (Une en dessous et une sur le coté du nid) et des deux entrées nécessaire pour accélérer les flux entrant et sortant du nid vers l’extérieur :

Un des trous creusés vers les galeries souterraines dans l'ancien nid en BC

Un des trous creusés

Détails des galeries creusées

Les galeries creusées

Quelle pourrait être la ou les causes qui ont provoquées la mort de la colonie ?
Hélas personne ne sait, certains pensent que c’est lié à la force de vie de la gyne, d’autres à une maladie ou encore à la durée de vie d’un nid en BC (2 ans). On m’a également dit que ça venait du mode d’alimentation trop centré sur les graines comparait à ce qui ce passe dans la nature ou les ouvrières ramènent tout ce qu’elles trouvent !
Quoi qu’il en soit les deux sœurs de la gyne qui avait formé la colonie n°1 sont toujours en vie et leurs colonies prospèrent !



3 commentaires pour “La colonie n°1 est morte !”

  1. Mathieu dit :

    Bonjour je compte bientôt acquérir une colonie de Messor barbarus et je voulais savoir si les Messor barbarus creusaient le béton cellulaire, avez-vous déjà eu des soucis à ce niveau-là ?
    Merci beaucoup

  2. admin dit :

    Bonjour et merci pour le commentaire !

    C’est ce que j’expliquais justement dans mon dernier billet, j’ai constaté qu’elles ne creusaient qu’en cas de malaise qui pourrait mettre en périls la croissance ou la survie de la colonie.
    En effet dans la nature les colonies peuvent se déplacer, chez nous elles sont enfermé d’ou l’utilité d’avoir plusieurs modules dans un nid.
    Cela leur permet de déménager facilement en cas de problème.

    Pour en revenir au BC je pense depuis peu que c’est une erreur d’utiliser cette matière, elle ne dure que deux ans et s’humidifie difficilement après cette période.
    Pour un petit nid c’est l’idéal mais pour un grand nid c’est pas très judicieux.

    A bientôt !

  3. DMX dit :

    Vraiment bizarre, et ça m’inquiète un peu :? .
    Désolé, je n’ai pas pris le temps de lire tout le blog, mais cette colonie a-t-elle diapausée ?

    Je sais que les grosses colonies de Messor barbarus peuvent creuser relativement profondément (et donc avoir plus de fraîcheur). Le manque e gradient thermique important (20°C/28°C) peut-il être une piste ?

    Concernant leur nutrition, j’avais lu pas mal de publi dessus et, d’après une étude in natura elles mangent :
    * 75 à 90% de graines. Elles prélèvent 40 à 50 espèces de graines différentes.
    * 10 à 20% feuilles et petites branches (raisons inconnues)
    * >1% d’insectes, excréments d’animaux, lichen.
    * quelque % de particules minérales.

    Je pense que la nutrition des fourmis granivores est très largement sous-estimé, à commencer par la diversité de graines (40/50 espèces différentes c’est énorme) et ces 10 à 20% feuilles et petites branches (que Robert à également remarqué dans ses colos : elles se jettent sur le cure dent en bois !).

    En supposant que les carences croient avec la taille de la colonie, cela peut également être une piste.

    Bonne continuation, amicalement DMX.

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