Archive pour la catégorie ‘Élevage’

Nouvelles de la colonie n°3

Vendredi 23 octobre 2009

L’emménagement récent de cette colonie et la baisse des températures n’a en rien gêné son développement.
Celle-ci dispose en effet d’un couvain 10 fois plus important que celui qu’elle avait au départ (un rien misérable…).
De beaux majors sont nées ! et la mortalité a bien baissé !

Tout ceci est bien entendu du à leur nouveau nid.
En effet le système d’humidification est bien plus performant et amène des résultats bien meilleurs. Regardez le nid, j’ai humidifié il y a un mois et il y a encore de l’eau sur les vitres !

Aperçu du nid

Aperçu du nid

On voit d’ailleurs très bien que la zone sèche le reste bien ! et qu’elles y ont aménagé leur grenier !

Grenier trois fois plus important que dans l'ancien nid

Grenier trois fois plus important qu'avant !

En dessous de la moitié droite de la partie habitable du nid, j’ai mis un tapis chauffant qui assure 37°.
Il ne chauffe que la moitié de la partie habitable pour assurer un gradient de température.

thermomètre indiquant 37°

thermomètre indiquant 37°

C’est curieusement à cette température que les ouvrières préfèrent entreposer leur couvain.

L'une des nurseries

Une des nurseries

Vous l’aurez compris, la colonie va mieux et évolue bien. La gyne étant la meilleure pondeuse de l’essaimage, je me demande si elle ne va pas rattraper ses deux soeurs !

Évolution du nombre de major

Vendredi 25 septembre 2009

C’est logique, plus une colonie grandit et plus elle a de Major.
Et pourtant, il y a parfois des exceptions…
En effet, la colonie n°2, aussi populeuse que la n°1 ne dispose pas de beaucoup d’espace et elle a très peu de major. Alors que la colonie n°1 de Messor barbarus dispose de beaucoup plus de place et a beaucoup plus de major. Est-ce lié ? je ne sais pas, car d’autres facteurs peuvent entrer en jeux, il faudrait un test à plus grande échelle pour prouver cela. J’attend les commentaires d’autres éleveurs de Messor barbarus en nid fourmis.fr pour vraiment tirer des conclusions.

Quelques photos des Majors de ma colonie :

Un très gros major

Un très gros major

Un très gros major

Encore lui

Une autre photo

Le même major sur une croquette pour chien

Ces croquettes ont beaucoup de succès

Ces croquettes ont beaucoup de succès

Sous un autre angle

Sous un autre angle

Les majors peuvent porter d'énormes charges

Les majors peuvent porter d'énormes charges

Les Messor machent ce type de nourriture

Les Messor mâchent ce type de nourriture

La taille est impréssionnante

La taille est impréssionnante

Major de Messor barbarus sur une pomme

Major de Messor barbarus sur une pomme

Gros major

Gros major

Consommation et dépotoir

Dimanche 30 août 2009

Le dépotoir est l’endroit ou les Messor barbarus amènent leurs déchets et y entreposent leurs morts.
C’est un grand mont dont la surface est maîtrisée, il se trouve généralement le plus loin possible de la colonie.
A travers ce billet, vous verrez que d’une colonie à l’autre, le dépotoir n’est pas géré de la même façon.

Dans ce petit test, 4 colonies entrent en jeux :

  • La colonie n°1 de Messor barbarus, composée d’environ 1000 ouvrières et ayant d’énormes greniers.
    Cette colonie est nourrie réguliérement avec une nourriture très variée.

    Une chambre du module le plus sec

    Colonie n°1

  • La colonie n°2 de Messor barbarus, composée d’environ 1000 ouvrières avec de petits greniers.
    La nourriture est peu variée, et n’est pas donnée en grande quantité comme pour la colonie n°1.

    Face 1

    Face 1

  • Face 2

    Face 2

    Face 3

    Face 3

  • La colonie n°3 de Messor barbarus,composée de plus d’une centaine d’ouvrières avec un minuscule grenier.
    A savoir que dans l’ancien nid le grenier était assez important et la nourriture était fournie en abondance.

    Apercu de la colonie n°3

    Aperçu de la colonie n°3

  • Une colonie de Messor structor, avec 3 gynes et une quarantaine d’ouvrières et des greniers bien remplis.
    La nourriture quant à elle, a été donnée en abondance.

    Les Messor structor

    Les Messor structor

Comparons maintenant les dépotoirs et pesons le contenu (Période d’environ 1 mois).
Sachant que le contenant pèse 12 gr vide :

Contenant vide

Contenant vide

  • Pour la colonie n°1 de Messor barbarus nous sommes à environ 20 gr de déchets (Et en plus tout n’a pas été récupéré).
    Dépotoir n°1

    Dépotoir n°1

    Dépotoir n°2

    Dépotoir n°2

    Poids des déchets

    Poids des déchets 32 gr

  • Pour la colonie n°2 nous en somme à 7 gr
  • Pour la colonie n°3 il y a trop peu de déchets et la période d’installation étant récente, on peux dire qu’elle approche les 3 gr si on prend en compte l’ancien nid.
  • Pour les Messor structor nous en sommes à 3 gr

    3 gr

    3 gr

Sans toutefois conclure et affirmer quoi que ce soit, je constate que plus une colonie a de nourriture, plus elle en consomme et plus elle gaspille. La colonie n°1 a un dépotoir énorme car dans sa composition, il n’y pas que les ouvrières mortes et les résidus de graine, il y a aussi les graines qu’elles n’aiment pas.
La colonie n°3 a gaspillé de la même façon ses ressources comme pour la colonie n°1.
La colonie n°2 ayant accès à moins de graines consomme la totalité et ne rejette que ce qui n’est pas consommable. Tout est presque sous la forme d’une poudre multicolore. La colonie est certes moins active que les deux dernières, mais même en ayant moins de nourriture à disposition, elle gaspille moins et ce développe aussi rapidement que les deux autres.
Que ce soit Messor structor ou Messor barbarus, le dépotoir est le même, il n’y a aucune différence dans la quantité et la qualité des détritus entreposés.

Déménagement de la colonie n°3

Dimanche 23 août 2009

Aussitôt le nid conçu, Aussitôt prêt à être emménagé !
L’ancien nid étant très petit, celui-ci entre facilement dans l’air de chasse pour libérer la colonie dans le nouveau nid.

Mais qui est cette colonie n°3 ?
C’est une des sœurs des deux autres colonies ! et qui plus est la meilleure pondeuse des trois !
Sur 50 gynes, seules 3 des meilleures pondeuses ont été gardées ! Et si je n’avais pas fais quelques bêtises de débutant il y a trois ans, celle colonie serait loin devant ces sœurs :

  1. J’ai fais tomber le tube avec la colonie (perdant ainsi la moitié de la colonie, soit morte lors de l’accident soit évadée).
  2. J’ai oublié de remplir la réserve d’eau de la colonie deux fois, ce qui a divisé par deux la colonie à chaque hécatombe. Le nid n’ayant pas une réserve et un autonomie suffisante (2 jours maxi…).
  3. Élevage à température ambiante (Températures du nord = -20° 80% du temps) pendant 1 ans (comme les deux autres colonies d’ailleurs). Ce qui soit dis en passante n’a que ralentit l’évolution.

Bilan après ces erreurs passées : une centaine d’ouvrières environ et un bel avenir devant elle !

Voici les photos de l’emménagement :

Comparaison

Nouveau VS Ancien nid

Déménagement provoqué

Déménagement provoqué

Une heure après !

Une heure après !

Après plusieurs heures !

Après plusieurs heures !

Evolution de la colonie n°1

Samedi 8 août 2009

Depuis leur emménagement dans leur nouveau grand nid, la croissance est fulgurante. J’estime maintenant la population à plus de 1000 et cela dans les deux colonies !
Un couvain énorme et sur plusieurs niveau (Elles font des monts).
Une colonie toujours active ! on pourrait se croire dans une ville, une file entre dans un module, une autre en sort…

Entrée du module le plus sec

Entrée du module le plus sec

Un petit aperçu du couvain :

Le couvain

Le couvain

Le couvain

Le couvain

J’ai eut la chance sur une photo de voir les différentes castes, toutes s’occupent du couvain !

Les castes

Les castes

Si vous regardez bien, je les ai numéroté :

  1. Une ouvrière minor
  2. Une média
  3. Un major
  4. Un gros major

On parle parfois de « super major » alors que chez Messor barbarus cela n’existe pas.
Il y a très rarement chez Messor barbarus, un Major d’une taille tellement importante que ce terme me parait tout à fait approprié. Celui ci est de taille égale à la gyne, voir même supérieur.
Je n’en ai eut qu’un sur toutes mes colonies ! son rôle ne diffère pas vraiment du rôle des majors voilà pourquoi ce n’est pas vraiment une nouvelle caste mais plus une reconnaissance. Ce major faisait parti de la colonie n°2

Besoins en eau des barbarus

Mercredi 10 juin 2009

Les Messor barbarus sont capable de capter l’eau présente dans l’air, elles peuvent très bien s’en contenter, mais il est très bénéfique d’ajouter un point d’eau qui permettra une alimentation directe !
La salivation (étape de fabrication du pain à fourmis) est très consommatrice en eau, le point d’eau est donc un excellent apport à la colonie.

Les effets de l'eau

Les effets de l'eau

Regroupement important autour de l'eau

Même les majors s'y collent

Edit 13/06/2009
Ne jamais mettre de coton dans ce type d’ADC, j’ai eut ensuite une évasion d’une centaine d’ouvrières, celles-ci avaient crée un pont à l’aide du coton en moins de trois jours  !

Pourquoi utiliser un point d’eau et garder un nid quasi sec ?

  1. Cela permet aux ouvrières de stocker plus facilement leurs graines, en effet un nid trop humide n’est pas compatible avec les graines qui risque de pourrir/germer ou de se retrouver dans l’air de chasse.
  2. Sans avoir de preuve je peux également affirmer que l’excés d’humidité dans un nid, entraine une mortalité plus importante. Lorsque j’asséchais partiellement mes deux nids, j’ai pu remarquer que le nombre de morte diminuait significativement.

Doit-on enlever la réserve d’eau ?

Non ! Elles en ont besoin pour la salivation, pour ramolir les graines et pour faciliter la nymphose.
La gyne de plus n’ira pas s’abreuver dans l’air de chasse et les ouvrières ne pratiquent pas de trophalaxies, ni de pseudo-trophalaxies.
Mis à pars via leur pain à fourmis, elles sont incapable de ramener de l’eau dans le nid.
Un nid humide sur 20% de sa surface habitable est largement suffisant.

Percée dans un nid

Samedi 6 juin 2009

La colonie n°1 a finie par y arriver !
Ça faisait 1 mois que je voyais qu’elles commençaient a être à l’étroit !
Elles ont percé à trois endroits :

  • Sous l’air de chasse
  • Dans la réserve d’eau
  • Et dans une chambre

Et tout ça en une nuit !
Cela montre bien qu’il y a une sorte d’intelligence collective.
Je ne suis pas expert en la matière mais il y a quelque chose qui les pousse à agir en groupe ! par étape et à un moment stratégique pour garantir la prospérité de la colonie.
Regardez l’état de la réserve d’eau :

L'état de la réserve

L'état de la réserve

Résultat de cette évasion, une cinquantaine de mortes dans la poussiére et les toiles d’araignées. J’ai récupéré ce que j’ai pu mais elles sont toujours nombreuse ! une colonie de Messor barbarus ne quitte pas si facilement un nid ou elle a passé plusieurs mois. Il lui faut quelques heures pour ça, je me demande donc si je ne suis pas arrivé une ou deux heures après que la brèche c’est ouverte.
En attendant la conception d’un nouveau nid, je les ai mis dans un aquarium en plastique, on y voit d’ailleurs très clairement la seconde brèche :

La bréche !

La bréche !

Si je dois décrire un déménagement de Messor barbarus (En faisant le bilan des trois expériences que j’ai vécu), je dirai qu’il ce déroule en plusieurs étapes :

  1. Des éclaireuses cherchent un endroit ou déménager (ou à annexer), ici il s’agit de la réserve d’eau !
  2. Ensuite elles commencent l’aménagement du nouveau lieu (Découverte, nettoyage et remplissage)
  3. Une fois qu’il y a suffisamment de place, elles commencent par déménager les graines
  4. Et enfin c’est au tour de la gyne et du couvain

Petit point positif c’est qu’en deux heures elles ont complètement nettoyé la réserve d’eau, j’ai retrouvé un mont de poussières dans l’aquarium en plastique.
Les colonies de plus de 100 ouvrières sont extrêmement propre je trouve !
Sur la photo n°1, on voit ce qu’elles n’ont pas encore transporté au fond de l’aquarium.
J’ai également compris qu’il était temps que je conçoive un nouveau nid, plus grand ! et dans un autre type de matériaux. Je vous montrerai celui-ci dans le prochain billet !