Archive pour la catégorie ‘Nourritures’

4 semaines après la diapause

Samedi 21 février 2009

Cela fait jour pour jour 4 semaines que je les ai sortie de diapause.
Les résultats sont ceux que j’attendais, positif !
J’ai bien fais attention à les nourrir réguliérement et progressivement en ne négligeant rien :

  • Des fruits
  • Des insectes (Larves de drosophiles, drosophiles naines ou moyennes)
  • Des graines sauvages

Le spectacle est moins amusant lorsque je donne des drosophiles naines, celles-ci sont très vite piégées et amenées au nid :

Messor barbarus chassant des drosophiles naines

La chasse est ouverte

Messor barbarus chassant des drosophiles naines

Les drosophiles ont vite déchantées

Une colonie qui se nourris est une colonie en bonne santé, la preuve en image (colonie n°2) :

Couvain dans la chambre du haut

Couvain dans la chambre du haut

Couvain chambre la plus humide

Couvain chambre la plus humide

Hey oui le couvain est bien revenu, malgrès le passage dans l’aspirateur ! Ce qui prouve que l’espèce Messor barbarus est très robuste et ne mérite pas sa réputation d’espèce difficile.
Une chose qui est assez marrante vous remarquerez que les larves et nymphes du couvain ne sont que des minors et au mieux des médias, cela est à mon sens du au redémarrage.

Des fruits pour bien démarrer l’année

Dimanche 11 janvier 2009

Bonjour et bonne année !
J’espère que pour vous elle commence bien, et que vos colonies ont été gatées !
On est en plein dans la période de grand froid, donc un peu dure de chauffer mes différentes colonies et ainsi de les réveiller.

En ce qui les concerne, on peux dire que la colonie 1 n’a pas vraiment progressé.
Cela est du notamment à la mise en diapause, datant de mi-septembre qui avait pour but de tester les effets d’un repos hivernal de 4 mois sur une colonie. Nous aurons d’ailleurs les premiers résultats plus tard, car la température augmentent petit à petit.

En ce qui concerne la colonie n°2, celle-ci c’est remis du traitement de choc qu’elles ont subit après leur évasion. Nous verrons bien si la gyne pond toujours…

Chambre occupée par des Messor barbarus

Aperçu d'une chambre

Pour la nouvelle année, on peux dire que j’ai pas mal diversifiée la nourriture de mes Messor barbarus, à commencer par un fruit tout simple tel qu’une pomme. Aliment sucré et complet c’est LE fruit à donner après un repos hivernal :

Dégustation

Dégustation

La pomme largement consommée par la colonie, permet d’équilibrer l’alimentation. Celle-ci apportera vitamines et mineraux essentiels :
Car on le sait, en pleine nature les Messor barbarus consomment diverses nourritures, comme des graines, des fruits et des insectes.

Les vitamines et mineraux en grand nombre dans le fruit vont permettre de doper la ponte pour bien redémarrer après la diapause.
J’ai eut l’occasion de constater qu’elles aiment également d’autres fruits comme les litchis et les clémentines. Seules les bananes n’ont pas beaucoup de succès pour le moment.

Les graines de pissenlit

Samedi 6 décembre 2008

J’augmente petit à petit la température de mes colonies.
Actuellement nous sommes à 16° pour une hygrométrie proche des 60%.
La température était descendu à 13° maximum pendant ce mois d’absence et je n’ai pas eut à déplorer une seule morte. Cette espèce est vraiment très solide décidément !

Pendant ce mois d’absence, j’ai eut la chance d’observer quelques comportements intéressant.
En effet, la diapause diminue clairement l’activité de la colonie mais pas autant pour que les autres espèces.

En ce qui concerne mes Lasius sp ou encore mes Aphaenogaster subterranea l’activité est quasi nul alors que chez les Messor barbarus l’activité continue, plus lentement certes mais elle continue. On le remarque surtout lorsque je leur donne à manger, comme des graines de pissenlit.

Hey oui j’en ai à cette saison ! et c’est grâce (au cause ?) au retard du vendeur de graines pour tortues, il m’a donné un petit sachet en cadeau. Et quel heureux hasard que ces graines soit des graines de Pissenlit :

Les sachets reçus

Les sachets reçus

Quel résultat ?
Les trois colonies sans exception se sont jetées dessus !
En une heure tout est dans le grenier et en une semaine le grenier a bien diminué !
Les voici en train de faire du pain à Messor :

Fabrication du pain

Fabrication du pain

Suite dans la fabrication

Suite dans la fabrication

Période ou l’on peut trouver des graines de pissenlit.
Au printemps et en été généralement, partout dans les espaces verts et les jardins (source):
pissenlit

Dans la nature
Voici l’effervescence provoquée par cette graine sur les Messor capitatus (cousine des barbarus) :
récolte des graines de pissenlit

récolte des graines

Du Yaourt au chocolat pour Messor

Samedi 1 novembre 2008

Chez moi nous avons encore l’habitude de faire nous même les yaourts au chocolat, Il n’y a rien d’économique à cela, mais la saveur et la qualité sont là :) .
Pour la recette c’est très simple :

  • Faire bouillir un littre de lait
  • Ajouter 4 grammes d’agar agar
  • Trois cuillères à soupe de lait en poudre
  • Une plaque de chocolat au lait
  • Battre un yaourt nature
  • Une fois le lait au chocolat refroidis, ajoutez le yaourt et mélanger
  • Mettre le tout dans des pots et hop dans la yaourtière !

Le jour du test, j’ai eut la mains lourde sur l’agar agar (Qui rend plus ferme le yaourt), et comme je suis maladroit, j’ai fais tomber quelque goutes sur ma table de cuisine…
J’ai donc eut quelques galette en gélatines de yaourt au chocolat.

Comme j’ai horreur de gaspiller, j’ai eut l’idée de déposer ces micro desserts sur de l’allu, pour les distribuer à mes colonies, dont mes Messor barbarus (sans grand espoir qu’elles en consomment bien évidemment).
Et bien j’avais tout faux sur toute la ligne… Certes ce ne sont pas des adoratrices du sucre mais en ce qui concerne les autres composants, il semblerai qu’elles adorent !

Regardez le résultat pour la colonie n°1, elles sont en pleine diapause et pourtant 8% de la colonie vient s’alimenter :

Effet yaourt !

Effet yaourt !

Elles restent collées !

J'aurai du y penser avant

Achat de graines sauvages

Mardi 21 octobre 2008

Aujourd’hui j’ai fais un achat sur un site de vente de graines pour tortues.
Ces graines sont à l’origine prévu pour être plantées dans un jardin, pour que les tortues puissent se nourrir des plantes qui y pousseront. Elles ne sont pas consommées dans l’état.

Cet achat test me permettra de connaitre les préférences de mes fourmis et ainsi de mieux adapter leur alimentation.
Par expérience je sais déjà que les Messor barbarus adorent les graines d’Alpiste il n’y avait qu’à regarder les réserves :

Reserves de graines

Réserves de graines

On trouve notamment ses graines dans les mélanges pour oiseaux. Toutefois beaucoup d’éleveurs indiquent que les Messor barbarus raffolent des graines sauvages, comme par exemple les graines de pissenlit.

Le mélange de graines que j’ai pris contient notamment (Photos trouvées sur Google Image de différents auteurs) :

  • Des graines de Trèfle Incarnat
    Trefle incarnat
  • Des graines de Trèfle blanc
    Trèfle blanc
  • Des graines de Luzerne
  • Des graines de Sainfoin
  • Des graines de Mache
  • Des graines de Chicorée sauvage
    d
  • Des graines de Pissenlits sauvages (Conseillées notamment pour les jeunes colonies)
    d
  • Des graines de Vesce commune
    s
  • Et des graines de Picris fausse épervière

Je testerai ces graines dés leur réception, nous verrons donc si elles rencontrent bien un meilleur succès que les graines dites « classiques ».

Pour ceux que cela intéresse, d’autres graines sont distribuées dans les colonies d’autres éleveurs de Messor barbarus, voici un tableau bien détaillé disponible sur un forum spécialisé.

Vous étes vous déjà posé la question suivante ?

Comment les Messor barbarus peuvent-elles s’alimenter avec des graines sèches et dures alors que leur appareil buccal est surtout adapté au léchage de liquides sucrés ou de substances molles ?
Voici une petite vidéo (Source : Cerimes)qui démontre comment les Messor sp (Içi les Messor capitatus très proche de nos protégées les Messor barbarus) ont su adapter leur mécanisme de digestion à la particularité des graines. Télécharger la vidéo

Elevage de drosophiles vestigiales

Jeudi 16 octobre 2008

La drosophile (Drosophila melagogaster) est un insecte diptère connu sous le nom de mouche du vinaigre.
Cette petite mouche de 3 à 4 mm de longueur s’élève très facilement et connait un très gros succès parmi les éleveurs de fourmis. Pourquoi me direz-vous ?

  1. C’est un animal prolifique, une seule femelle peut pondre jusqu’à 300 oeufs.
  2. Développement très rapide ! avec des conditions idéales une drosophile née en 15 jours seulement.
  3. Les drosophiles vestigiales ne volent pas
  4. L’élevage est simple et à la portée de tous financièrement.
  5. Elles sont inoffensive pour nos colonies
  6. Leurs petites tailles permet de bien doser l’alimentation

En ce qui me concerne, j’en donne surtout à mes Messor barbarus car les proies sont facile à attraper et qu’elles en raffolent. C’est pour moi l’élevage parallèle le plus simple !

L’élevage

L’élevage se fait sur un milieu artificiel, dans une demi bouteille d’eau fermée à l’aide d’un morceau de gaze.

Recettes pour concevoir son milieu

Le milieu nutritif permet la nutrition des mouches, accueil les œufs résultant de la ponte et assure le développement les larves. Afin d’éviter l’engluement, celui-ci doit être solide et humide.

Voici une recette que j’ai utilisé pendant longtemps et qui à fait ses preuves :

  • Flocon à purée de pomme de terre
  • Vinaigre ou vin blanc
  • Poudre de lait pour bébé
  • Eau minérale

J’utilise maintenant cette recette :

  • 750 ml d’eau minérale
  • 5 gr d’agar agar
  • 30 gr de farine
  • 5 cuillères de lait pour bébé
  • deux cuillères à soupe de vinaigre ou de vin

Conceptions

Ce tutoriel reprend uniquement les élements de la seconde recette

  1. Dans une casserole mélangez les aliments et porter à ébullition :

    Casserole contenant le milieu

    Casserole contenant le milieu

  2. Pendant la préparation de votre milieu rassemblez les élements suivant :

    Une demi bouteille d'eau, des élastiques, des carrés de gaze et un support pour les imagos

    Plusieurs demi-bouteilles, des élastiques, des carrés de gazes et des supports pour les larves

  3. On remplis les bouteilles avec la préparation pour le milieu et on met ensuite deux heures au frigo :

    Mise en place du milieu

    Mise en place du milieu

  4. Une fois le milieu solide, on plante les supports nécessaires à la transformation des larves

    Supports pour les larves plantés

    Supports pour les larves plantés

  5. Ensuite on y installe une 20ene de drosophiles et on ferme les demi-bouteilles à l’aide de la gaze et des élastiques :

    C'est terminé !

    C'est terminé !

Conditions d’élevages

La température d’élevage doit être comprise entre 18 et 28°.
En dessous de cette température, le développement en est très ralentit, au dessus des lésions ont été constatés et un problème de fécondité peux se produire.

Comment se procurer des drosophiles

Vous pouvez en acheter chez un professionnel, sur des forums ou tout simplement en me contactant.
Vous pouvez également capturer une souche sauvage (mais qui aura la capacité de voler) en déposant un fruit mure sur un rebord de fenêtre par exemple.
Élever une souche sauvage plutôt qu’une souche de laboratoire, apporte quelques avantages :
- Un meilleur développement
- Une faible sensibilité aux parasites et aux moisissures.
Toutefois le fait que ces drosophiles volent enlèvent tout intérêt à son élevage pour nourrir des fourmis.

Gluten de blé et drosophile

Dimanche 14 septembre 2008

Ces trois derniers jours j’ai effectué un petit test de nourriture sur ma colonie n°2 de Messor barbarus.

J’ai en premier testé le gluten de blé (farine de gluten) car les Messor barbarus consomment beaucoup de gluten via la consommation de graines. Par exemple le blé possède 80% de gluten… De plus le gluten de blé contient environ 76% de protéines !
Sous forme solide cet aliment a eut un succès modéré

Test du gluten de blé

Test du gluten de blé

En revanche, lorsque j’ai nettoyé l’air de chasse, j’ai mélangé sans le vouloir le gluten avec de l’eau et les fourmis ce sont précipitées dessus !
C’est marrant ce que provoque parfois le hasard !

J’ai ensuite testé de les nourrir avec des drosophiles vestigiales
Les drosophiles n’apportent pas énormément de protéines aux Messor barbarus, en revanche celles-ci adorent les chasser !
Jusqu’à présent je n’avais testé que des pinkies, qu’elles adorent grignoter, mais j’ai été surpris à quel point elles aiment « dévorer » les drosophiles !

pauvre drosophile !

pauvre drosophile !

Massacre d'une pauvre drosophile

Massacre d'une pauvre drosophile

Une média va finir le travail !

Une média va finir le travail !

Coupe de grasse donnée !

Coup de grasse donnée !

Ce qui est curieux c’est que les majors n’ont pas participé à la chasse.
Alors que la plupart des ouvrières média et surtout minor y ont participé, les Majors sont restés à la nurserie.

Major à la nurserie

Major à la nurserie