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Consommation et dépotoir

Dimanche 30 août 2009

Le dépotoir est l’endroit ou les Messor barbarus amènent leurs déchets et y entreposent leurs morts.
C’est un grand mont dont la surface est maîtrisée, il se trouve généralement le plus loin possible de la colonie.
A travers ce billet, vous verrez que d’une colonie à l’autre, le dépotoir n’est pas géré de la même façon.

Dans ce petit test, 4 colonies entrent en jeux :

  • La colonie n°1 de Messor barbarus, composée d’environ 1000 ouvrières et ayant d’énormes greniers.
    Cette colonie est nourrie réguliérement avec une nourriture très variée.

    Une chambre du module le plus sec

    Colonie n°1

  • La colonie n°2 de Messor barbarus, composée d’environ 1000 ouvrières avec de petits greniers.
    La nourriture est peu variée, et n’est pas donnée en grande quantité comme pour la colonie n°1.

    Face 1

    Face 1

  • Face 2

    Face 2

    Face 3

    Face 3

  • La colonie n°3 de Messor barbarus,composée de plus d’une centaine d’ouvrières avec un minuscule grenier.
    A savoir que dans l’ancien nid le grenier était assez important et la nourriture était fournie en abondance.

    Apercu de la colonie n°3

    Aperçu de la colonie n°3

  • Une colonie de Messor structor, avec 3 gynes et une quarantaine d’ouvrières et des greniers bien remplis.
    La nourriture quant à elle, a été donnée en abondance.

    Les Messor structor

    Les Messor structor

Comparons maintenant les dépotoirs et pesons le contenu (Période d’environ 1 mois).
Sachant que le contenant pèse 12 gr vide :

Contenant vide

Contenant vide

  • Pour la colonie n°1 de Messor barbarus nous sommes à environ 20 gr de déchets (Et en plus tout n’a pas été récupéré).
    Dépotoir n°1

    Dépotoir n°1

    Dépotoir n°2

    Dépotoir n°2

    Poids des déchets

    Poids des déchets 32 gr

  • Pour la colonie n°2 nous en somme à 7 gr
  • Pour la colonie n°3 il y a trop peu de déchets et la période d’installation étant récente, on peux dire qu’elle approche les 3 gr si on prend en compte l’ancien nid.
  • Pour les Messor structor nous en sommes à 3 gr

    3 gr

    3 gr

Sans toutefois conclure et affirmer quoi que ce soit, je constate que plus une colonie a de nourriture, plus elle en consomme et plus elle gaspille. La colonie n°1 a un dépotoir énorme car dans sa composition, il n’y pas que les ouvrières mortes et les résidus de graine, il y a aussi les graines qu’elles n’aiment pas.
La colonie n°3 a gaspillé de la même façon ses ressources comme pour la colonie n°1.
La colonie n°2 ayant accès à moins de graines consomme la totalité et ne rejette que ce qui n’est pas consommable. Tout est presque sous la forme d’une poudre multicolore. La colonie est certes moins active que les deux dernières, mais même en ayant moins de nourriture à disposition, elle gaspille moins et ce développe aussi rapidement que les deux autres.
Que ce soit Messor structor ou Messor barbarus, le dépotoir est le même, il n’y a aucune différence dans la quantité et la qualité des détritus entreposés.

Changement de température

Dimanche 5 octobre 2008

Avec l’arrivé de l’hiver, le froid s’installe sérieusement chez moi !
J’ai donc entrepris de chauffer un seul nid sur les deux pour tenter une petite expérience.
Après trois semaines voici les résultats :

  • La colonie 1 n’occupe plus la totalité de la surface du nid, les ouvrières et la gyne se sont rassemblées dans les deux chambres les plus basses du bloc de Béton Céllulaire et rare sont celles qui se baladent dans l’air de chasse !
    En ce qui concerne le couvain, la totalité des nymphes sont morte, éliminées par les ouvrières,  c’est un comportement normal retrouvé chez presque la totalité des espèces que se préparent à la diapause, seules restent les oeufs et les larves…
    La température dans la chambre avoisine les 15-16°, ce qui me laisse penser qu’elles sont entrées en diapause.
    Rappelons le, Messor barbarus est une espèce endogène-hétérodynamiques ce qui signifie que la diapause est obligatoire et qu’elle se produit tôt ou tard quelques soit les circonstances environnementales. La température et la photopériode peuvent avancer ou retard la diapause.

    Résultat sur la colonie n°1

    Résultat sur la colonie n°1

  • En ce qui concerne la colonie n°2, celle-ci a encore grandi, je compte actuellement 170 ouvriéres !
    Elles sont chauffées à l’aide d’une lampe de bureau, ce qui permet de maintenir la colonie à environ 22°
    Elle se nourrit normalement, et est très friande en insectes.
    A titre d’exemple, c’est un jour 2 pinkies, un autre 15 drosophiles… Et cela sans compter les graines qui sont également consommées dans la journée !
    Le nettoyage de l’air de chasse devient de plus en plus régulier pour éviter les parasites…
    Contrairement à l’autre colonie, celle-ci occupe la totalité du nid et est très active. Comme nous pouvons le voir, la chambre de la gyne n’est que très peu remplis et il en va de même pour les autres chambres, sauf celles directement en contact avec la chaleur.

    Chambre de la gyne