Le Quinoa est une nourriture riche en protéines et minéraux !
Excellente pour la santé, elle est de plus bon marché et facile à consommer pour les Messor barbarus
Moi même, j’en consomme régulièrement et remplace facilement le riz ou les pâtes par cet aliment.
Chez nos protégés, le Quinoa peut être stocké ou rapidement consommé.
Cette graine est de plus particulièrement appréciée, en voici les effets sur la colonie n°1 :
Quelques secondes après la découverte du Quinoa
La colonie s'active instantanément
La consommation est très rapide
Quinoa stocké
Chez la colonie n°2 l’effet est plus lent mais identique :
Mont de quinoa
Après quelques minutes
La colonie n°3 ne consomme pas de suite le Quinoa mais le stocke :
Vous le savez, les Messor barbarus sont granivores.
Chaque graine passe par plusieurs étapes avant la d’arriver au dépotoir.
Le saviez-vous, les Messor barbarus ont du goût et ne consomment que les graines qu’elles aiment ! elles sont prête à mobiliser plusieurs d’entre elles sur une seule graine pour récupérer ce qu’elle renferme.
La première étape est d’aller récupérer la graine et la stocker :
Les silos à grains
Ensuite chaque graine est décortiquée, quelque soit sa taille. Luc Passera affirme que la taille des mandibules des ouvrières chargées de décortiquer et transporter les graines ont un rapport avec la taille de ces graines, ainsi les petites ouvrières décortiquent les petites graines et les grosses les plus importante.
Des ouvrières décortiquent une graine
Toutefois toutes les graines ne sont pas acceptées ! comme ces graines de Vesces :
Graines délaissées dans le dépotoir
Une fois la graine décortiquée, celle-ci est emmenée dans une salle à proximité ou elles vont fabriquer le « pain à fourmis » :
Fabrication du pain à fourmis
Vidéo, montrant les Messor barbarus à l’œuvre faite par Olivier
Une fois le pain conçu, celui-ci va permettre de nourrir la colonie et notamment la gyne et le couvain.
Des larves sont nourries au pain à fourmis
L'un des buts du pain
Et que deviens le reste de la graine ? son enveloppe ? Celle-ci est emmenée au dépotoir :
Cela fait jour pour jour 4 semaines que je les ai sortie de diapause.
Les résultats sont ceux que j’attendais, positif !
J’ai bien fais attention à les nourrir réguliérement et progressivement en ne négligeant rien :
Des fruits
Des insectes (Larves de drosophiles, drosophiles naines ou moyennes)
Des graines sauvages
Le spectacle est moins amusant lorsque je donne des drosophiles naines, celles-ci sont très vite piégées et amenées au nid :
La chasse est ouverte
Les drosophiles ont vite déchantées
Une colonie qui se nourris est une colonie en bonne santé, la preuve en image (colonie n°2) :
Couvain dans la chambre du haut
Couvain chambre la plus humide
Hey oui le couvain est bien revenu, malgrès le passage dans l’aspirateur ! Ce qui prouve que l’espèce Messor barbarus est très robuste et ne mérite pas sa réputation d’espèce difficile.
Une chose qui est assez marrante vous remarquerez que les larves et nymphes du couvain ne sont que des minors et au mieux des médias, cela est à mon sens du au redémarrage.
J’augmente petit à petit la température de mes colonies.
Actuellement nous sommes à 16° pour une hygrométrie proche des 60%.
La température était descendu à 13° maximum pendant ce mois d’absence et je n’ai pas eut à déplorer une seule morte. Cette espèce est vraiment très solide décidément !
Pendant ce mois d’absence, j’ai eut la chance d’observer quelques comportements intéressant.
En effet, la diapause diminue clairement l’activité de la colonie mais pas autant pour que les autres espèces.
En ce qui concerne mes Lasius sp ou encore mes Aphaenogaster subterranea l’activité est quasi nul alors que chez les Messor barbarus l’activité continue, plus lentement certes mais elle continue. On le remarque surtout lorsque je leur donne à manger, comme des graines de pissenlit.
Hey oui j’en ai à cette saison ! et c’est grâce (au cause ?) au retard du vendeur de graines pour tortues, il m’a donné un petit sachet en cadeau. Et quel heureux hasard que ces graines soit des graines de Pissenlit :
Les sachets reçus
Quel résultat ?
Les trois colonies sans exception se sont jetées dessus !
En une heure tout est dans le grenier et en une semaine le grenier a bien diminué !
Les voici en train de faire du pain à Messor :
Fabrication du pain
Suite dans la fabrication
Période ou l’on peut trouver des graines de pissenlit.
Au printemps et en été généralement, partout dans les espaces verts et les jardins (source):
Dans la nature Voici l’effervescence provoquée par cette graine sur les Messor capitatus (cousine des barbarus) :
Aujourd’hui j’ai fais un achat sur un site de vente de graines pour tortues.
Ces graines sont à l’origine prévu pour être plantées dans un jardin, pour que les tortues puissent se nourrir des plantes qui y pousseront. Elles ne sont pas consommées dans l’état.
Cet achat test me permettra de connaitre les préférences de mes fourmis et ainsi de mieux adapter leur alimentation.
Par expérience je sais déjà que les Messor barbarus adorent les graines d’Alpiste il n’y avait qu’à regarder les réserves :
Réserves de graines
On trouve notamment ses graines dans les mélanges pour oiseaux. Toutefois beaucoup d’éleveurs indiquent que les Messor barbarus raffolent des graines sauvages, comme par exemple les graines de pissenlit.
Le mélange de graines que j’ai pris contient notamment (Photos trouvées sur Google Image de différents auteurs) :
Des graines de Trèfle Incarnat
Des graines de Trèfle blanc
Des graines de Luzerne
Des graines de Sainfoin
Des graines de Mache
Des graines de Chicorée sauvage
Des graines de Pissenlits sauvages (Conseillées notamment pour les jeunes colonies)
Des graines de Vesce commune
Et des graines de Picris fausse épervière
Je testerai ces graines dés leur réception, nous verrons donc si elles rencontrent bien un meilleur succès que les graines dites « classiques ».
Pour ceux que cela intéresse, d’autres graines sont distribuées dans les colonies d’autres éleveurs de Messor barbarus, voici un tableau bien détaillé disponible sur un forum spécialisé.
Vous étes vous déjà posé la question suivante ?
Comment les Messor barbarus peuvent-elles s’alimenter avec des graines sèches et dures alors que leur appareil buccal est surtout adapté au léchage de liquides sucrés ou de substances molles ?
Voici une petite vidéo (Source : Cerimes)qui démontre comment les Messor sp (Içi les Messor capitatus très proche de nos protégées les Messor barbarus) ont su adapter leur mécanisme de digestion à la particularité des graines. Télécharger la vidéo