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De la gyne à la colonie

Vendredi 17 octobre 2008

Je profite de la diapause d’une de mes colonies et du ralentissement de l’autre pour vous présenter comment en début d’année j’ai démarré mes deux colonies.
J’avais déjà détaillé la procédure sur le forum de Belgant, mais je voulais revenir avec vous sur cela.

Pour commencer j’ai du concevoir une couveuse.
Je me suis donc servis d’un tapis chauffant 7 w, d’un aquarium, de sable et d’un couvercle.

Cette couveuse d’apparence simple doit pourtant respecter certains critères.

  1. Veillez à bien isoler la couveuse, le tapis chauffant vous permettra de gagner 3° avec un minimum d’isolation. Sachez que pour un bon développement la température doit dépasser les 21° !
  2. N’hésitez pas à couvrir votre couveuse de matériaux transparent pour laisser passer la lumière.
    Votre gyne sera habituée à la luminosité et il vous sera plus simple de l’observer. De plus le photopériodisme a un rôle prépondérant sur le développement de cette espèce.
  3. Les tubes doivent tous être penchés de manière à faire couler la condensation en direction du coton et éviter les noyades par exemple. Pour cela servez-vous du sable pour faire une pente d’environ 15°.
  4. Montez votre couveuse sur des patins anti-vibrations, et placez la sur un meuble stable. Car les vibrations stresseront la colonie et influencera sa croissance.

Une fois la couveuse imaginée et mis en place, j’ai du préparer les tubes.
Cette étape ne doit pas être négligée car chaque tube abritera une gyne pendant environ 5 mois, et donc pour cela :

  1. Il est préférable d’utiliser ceux d’un surface de 16X160 mm.
  2. Le tube doit être remplis à 1/3 d’eau, cela vous permettra d’assurer l’autonomie en eau jusqu’à la migration de la fondation, dans un nid.
  3. Pour fermer le tube, utilisez de préference un morceau de coton bien tassé ou un bouchon de liège, car d’une pars ceux-ci évitent toute évasion et d’autre pars ils absorbent parfaitement la condensation.
  4. Le coton entre la gyne et la réserve d’eau doit être de taille importante pour laisser passer un minimum d’air humide et cantonner la gyne à un espace restreint (moins elle bouge, moins elle risque de se blesser et moins elle sera fatigué).
  5. N’hésitez pas à faire un minuscule trou sur votre bouchon, pour faciliter le renouvèlement de l’air et diminuer la condensation. Car en effet votre principale problème sera d’obtenir une condensation nulle tout en ayant une hygrométrie importante dans le tube. Car en effet, je reste persuadé que les Messor barbarus ont besoin d’une hygrométrie importante, proche des 80% et qu’il s’agit d’une des clés de la réussite de l’espèce.

Un aperçu mes tubes à cette époque :

Une des gynes de Messor barbarus

Une des gynes de Messor barbarus

Une autre photo

Elevage de drosophiles vestigiales

Jeudi 16 octobre 2008

La drosophile (Drosophila melagogaster) est un insecte diptère connu sous le nom de mouche du vinaigre.
Cette petite mouche de 3 à 4 mm de longueur s’élève très facilement et connait un très gros succès parmi les éleveurs de fourmis. Pourquoi me direz-vous ?

  1. C’est un animal prolifique, une seule femelle peut pondre jusqu’à 300 oeufs.
  2. Développement très rapide ! avec des conditions idéales une drosophile née en 15 jours seulement.
  3. Les drosophiles vestigiales ne volent pas
  4. L’élevage est simple et à la portée de tous financièrement.
  5. Elles sont inoffensive pour nos colonies
  6. Leurs petites tailles permet de bien doser l’alimentation

En ce qui me concerne, j’en donne surtout à mes Messor barbarus car les proies sont facile à attraper et qu’elles en raffolent. C’est pour moi l’élevage parallèle le plus simple !

L’élevage

L’élevage se fait sur un milieu artificiel, dans une demi bouteille d’eau fermée à l’aide d’un morceau de gaze.

Recettes pour concevoir son milieu

Le milieu nutritif permet la nutrition des mouches, accueil les œufs résultant de la ponte et assure le développement les larves. Afin d’éviter l’engluement, celui-ci doit être solide et humide.

Voici une recette que j’ai utilisé pendant longtemps et qui à fait ses preuves :

  • Flocon à purée de pomme de terre
  • Vinaigre ou vin blanc
  • Poudre de lait pour bébé
  • Eau minérale

J’utilise maintenant cette recette :

  • 750 ml d’eau minérale
  • 5 gr d’agar agar
  • 30 gr de farine
  • 5 cuillères de lait pour bébé
  • deux cuillères à soupe de vinaigre ou de vin

Conceptions

Ce tutoriel reprend uniquement les élements de la seconde recette

  1. Dans une casserole mélangez les aliments et porter à ébullition :

    Casserole contenant le milieu

    Casserole contenant le milieu

  2. Pendant la préparation de votre milieu rassemblez les élements suivant :

    Une demi bouteille d'eau, des élastiques, des carrés de gaze et un support pour les imagos

    Plusieurs demi-bouteilles, des élastiques, des carrés de gazes et des supports pour les larves

  3. On remplis les bouteilles avec la préparation pour le milieu et on met ensuite deux heures au frigo :

    Mise en place du milieu

    Mise en place du milieu

  4. Une fois le milieu solide, on plante les supports nécessaires à la transformation des larves

    Supports pour les larves plantés

    Supports pour les larves plantés

  5. Ensuite on y installe une 20ene de drosophiles et on ferme les demi-bouteilles à l’aide de la gaze et des élastiques :

    C'est terminé !

    C'est terminé !

Conditions d’élevages

La température d’élevage doit être comprise entre 18 et 28°.
En dessous de cette température, le développement en est très ralentit, au dessus des lésions ont été constatés et un problème de fécondité peux se produire.

Comment se procurer des drosophiles

Vous pouvez en acheter chez un professionnel, sur des forums ou tout simplement en me contactant.
Vous pouvez également capturer une souche sauvage (mais qui aura la capacité de voler) en déposant un fruit mure sur un rebord de fenêtre par exemple.
Élever une souche sauvage plutôt qu’une souche de laboratoire, apporte quelques avantages :
- Un meilleur développement
- Une faible sensibilité aux parasites et aux moisissures.
Toutefois le fait que ces drosophiles volent enlèvent tout intérêt à son élevage pour nourrir des fourmis.

Conception nid horizontale en BC

Dimanche 21 septembre 2008

Aujourd’hui je vais vous montrer comment faire un nid horizontale pour une petite colonie de Messor barbarus en Béton Cellulaire.
Pourquoi le béton cellulaire ? Car c’est un matériau aéré, solide, lèger, et qu’il est très facile d’humidifier pour le confort des fourmis.

Vous allez me dire, le BC c’est risqué, les Messor barbarus peuvent creuser ! Et je vous répondrai que vous avez raison, mais seulement si elles manquent de place et si elles sentent l’air frais venir d’une faille…

Malgré tout le BC est vraiment pratique et on aurait tord de s’en priver pour héberger nos protégées ;)

Voici ce qu’il vous faut pour démarrer la conception :

  • Une scie
  • Un Dremel ou une défonceuse
  • Une vitre synthétique (plexi) 10*15
  • Un bloc de Béton cellulaire
  • 5 vis autoforeuses

Voici la première étape :

  • On commence par découper notre bloc de BC (10 * 20)
    Bloc découpé

    Bloc découpé

    Bloc découpé

    Bloc découpé

  • On creuse ensuite les chambres et fait les finitions avec une fraise adaptée

    Chambres creusée

    Chambres creusée

  • On fixe ensuite la vitre avec deux vis pour commencer les découpes sur celle-ci :

    Vitre fixée

    Vitre fixée

  • Ensuite on dessine le rectangle de l’air de chasse, en prenant soin de laisser un espace d’au moins 1cm avec le bord du nid :

    Air de chasse rectangulaire

    Air de chasse rectangulaire

  • On aspire les poussière du nid, on enlève les films en plastique, on visse ensuite toutes les vis et on découpe l’air de chasse !

    Découpe de l'air de chasse

    Découpe de l'air de chasse

    5 vis pour maintenir la vitre peux paraitre beaucoup, mais la moindre petite arrivée d’air peux provoquer un forage par les Messor barbarus des murs du bloc de béton, et peux également permettre à une ouvrière minor de s’échapper (les ouvrières de cette caste sont les reines de l’évasion, elles se glissent partout !).

    Fin !

    Fin !

Il ne reste plus qu’à humidifier votre nid et à appliquer un anti-évasion.
Après une heure d’humidification vous pouvez y introduire votre colonie.
J’espère que ce tutoriel vous a plus, je compte faire prochainement de nouveaux tutoriels sur ce type de nid en y intégrant par exemple un chauffage ou encore une évacuation manquante volontaire sur celui-ci prévu pour une colonie ne dépassant pas 100 ouvrières !

Mini nid horizontale (fin)

Vendredi 12 septembre 2008

Fin de notre petit tutoriel sur la conception d’un nid horizontale en verre synthétique (plexi) :

  1. Sur la plaque du milieu, on va creuser les chemins qui vont relier les chambres, attention une chambre ne doit pas être relié (elle servira pour humidifier le nid), n’oubliez pas non plus de passez la fraise ensuite pour les finitions (non fait sur la photo):
    Galerie creusée

    Galerie creusée

  2. On peux ensuite rajouter le plâtre sur la chambre qui permettra l’humidification et on visse les trois plaques

    Galerie du nid creusée

    Les trois plaques

  3. Une fois les trois plaques visées, il faut percer la première vitre pour permettre l’humidification du nid et percer le nid de coté pour permettre aux fourmis de pénétrer dans le nid.

    Fin du montage

    Fin du montage

    C’est la fin de notre tutorial, vous remarquerez que le nid n’est pas très joli et c’est tout à fait normal, pour le tutorial je n’ai pas cherché à faire un nid niquel, juste à montrer la manière de faire et me permettre de m’entrainer pour le grand nid.

Mini nid horizontale suite

Lundi 8 septembre 2008

Suite de notre tutoriel sur la conception d’un nid horizontale en verre synthétique.
Avant de continuer Je tiens m’excuser par avance de la qualité des photos et des découpes, je ne suis hélas pas un as du bricolage ni de la photo (mais je m’améliore ;) ).

Voici la suite :

  1. On visse les 3 plaques de plexi ensemble avant de creuser les deux autres plaques

    Les trois plaques vissées

    Les trois plaques vissées<

  2. On creuse la plaque de 8 mm, qui représente le fond du nid jusqu’à 6mm.
    Certaines de ces cavités seront remplis de plâtre pour faire circuler l’humidité.

    Plaque du fond creusée

    Plaque du fond creusée

  3. On applique le plâtre sur la moitié de la surface habitable, on laisse sécher et on ponce pour que la surface soit bien lisse (il ne faut pas qu’il y ait du jeux entre les deux plaques).

    Chambres remplis de plâtres

    Chambres remplis de plâtres

Mini nid horizontale en plastique

Samedi 6 septembre 2008

Depuis quelques temps je songe à concevoir un nouveau nid pour ma colonie n°2, en effet l’ancien nid n’est pas très joli et j’ai peur que les fourmis recommence à le creuser.
Je me suis donc lancé dans les plans d’un nouveau type de nid, mais comme je ne suis pas bricoleur je me suis mis en tête de le miniaturiser pour minimiser le cout d’un échec et pour bénéficier d’une première expérience avant l’élaboration du grand nid.
Ce nid pourra de plus servir pour mes prochaines gynes de Messor sp que je compte élever.

Pour faire ce nid vous devez disposer de ce matériel :
-Un outil pour fraiser et défoncer comme un Dremel.
-Des vis ou de la colle transparente pour plastique.
-Une plaque de verre synthétique (plexi) d’épaisseur 8mm et une plaque d’épaisseur 2mm.
-Un établis pour travailler et maintenir les plaques pendant votre travail.
-Du plâtre (pour bénéficier d’une partie humide dans le nid).

Étant donné que je n’ai pas une journée complète à consacrer à la conception et à l’écriture de ce nid (à cause de la braderie de Lille :) ), je détaillerai et concevrai le nid en plusieurs fois.

Voici les premières étapes de construction :

  1. Sur un établis, il faut découper les deux carrés de plexi (8mm) qui serviront pour faire les chambres (9cm X 10cm). Il est important de prendre deux plaques car les Messor barbarus on besoin d’une certaine hauteur pour se développer.

    Découpe du plexi

    Découpe du verre synthétique

  2. On dessine ensuite les chambres sur le plastique qui recouvre le verre.

    Plan de la fourmiliéres

    Plan de la fourmilières

  3. Ensuite on creuse les chambres dans la plaque de verre.

    Les chambres une fois creusées

    Les chambres une fois creusées

Il reste bien entendu d’autres étapes, comme le fraisage des chambres qui seront décrites dans le prochain billet.